LE COMMUNAL VAL-D’ILLIEZ
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L’église de Val-d’Illiez et la maison de 1882, sur la place
Le journal·Le village·4 min de lecture

La place, l’église,
le Communal

Val-d’Illiez n’est pas un décor de montagne. C’est un village qui vit à l’année et le Communal donne sur tout cela.

Il y a un moment, vers sept heures, où la place appartient à trois personnes : le boulanger, le facteur, et celui qui promène son chien. L’odeur du four traverse la rue, le clocher sonne sans se presser, et la communal,— ouvre ses volets sur ce petit théâtre ordinaire. C’est exactement pour cela qu’on l’a voulue ici, et pas plus haut.

Val-d’Illiez est un village classé, un vrai : fermes patriciénnes, granges brunies, église au centre et vie autour. On y trouve ce que les stations ont perdu — une épicerie, une poste, des gens qui se saluent par leur prénom. Les hôtes du Communal entrent dans ce quotidien sans effraction : on leur garde une place et un conseil pour la promenade du soir.

La gare est à deux pas. Le petit train AOMC monte de la plaine du Rhône en se faufilant dans les vergers, puis dans la forêt — arriver ici en train, c’est déjà la moitié du voyage.

La place, l’hôtel et l’église sous le massif
La place, sous le massif
« On ne surplombe pas le village, on en fait partie. »

La maison elle-même raconte la même histoire : une bâtisse de village, quatorze chambres, un caveau ouvert aux gens d’ici autant qu’aux hôtes. Le soir, les deux se mélangent, c’est voulu. On vient pour les Dents du Midi, on revient pour les conversations.

Et quand on veut de la hauteur, elle est là : les alpages commencent au bout de la rue, et le massif veille sur le tout, énorme et familier.

Une bâtisse du village — bois brun, balcon ouvragé
La maison — Val-d’Illiez · Cahier II