LE COMMUNAL VAL-D’ILLIEZ
Le journal·Hiver·3 min de lecture

La raclette,
à la valaisanne

Une demi-meule sous la chaleur, un couteau qui racle, des pommes de terre encore chaudes. En Valais, la raclette se partage, et elle prend son temps.

Le geste est simple. On approche la demi-meule de la chaleur, on attend que le fromage se mette à perler, puis on racle d’un seul mouvement vers l’assiette. Une assiette, puis une autre, puis encore une : la raclette ne se sert pas d’un coup, elle se sert au fil de la soirée.

Le nom vient du geste : racler. En Valais, on faisait déjà fondre le fromage au feu en 1574, et le mot « raclette » s’écrit pour la première fois en 1874. Depuis 2007, la Raclette du Valais AOP est faite de lait cru, fabriquée et affinée en Valais, trois à six mois. Sur le talon de la meule, on lit souvent son lieu d’origine, comme Bagnes ou Gomser, le nom allemand de la vallée de Conches.

Autour, peu de choses, et c’est voulu. Des pommes de terre en robe des champs gardées au chaud dans leur panier, des cornichons, des petits oignons, un tour de poivre. Le fromage fait le reste.

Une raclette au Communal, un soir d’hiver
« La raclette, c’est le seul plat où l’on attend son tour avec plaisir. »

C’est un repas qui se partage, entre amis, en famille, avec les enfants qui guettent la prochaine assiette. On reste à table plus longtemps que prévu. Dehors, la neige ; dedans, le fromage qui fond et le verre de blanc qu’on remplit.

Pour l’accompagner, on reste en Valais : un Fendant, frais et sec, ou un verre choisi avec vous au Caveau.

La maison · Val-d’Illiez · Cahier V